Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/03/2011

Rayon du polar

Paris, la grève est totale et illimitée, plus aucune poubelle n’est collectée. La puanteur a envahi la ville où l’on ne  se déplace plus qu’entre des murs d’immondices.
Et c’est au milieu de ce décor de fin du monde, alors que les rats se livrent à une guerre totale pour le contrôle des égouts, des rues et des ruelles, que sa route croise  celle d'Olga, une femme de l’Est, échouée dans cette capitale sans avenir où les chiffres du chômage sont directement indexés sur la puanteur et la richesse.

Mais qui est-il ? D’où vient-il et que fait-il ?Des rats et des hommes.jpg

Ancien des causes du peuple, ballotté par les reniements des uns et des autres, trafiquant d’armes là où les causes se marchandent, retiré des affaires et toujours en colère, buveur de whisky, veuf et père de deux enfants égarés de la vie. Kubitschek est un joueur, un vrai, un de ceux qui trichent et qui gagnent, car on ne peut pas toujours perdre.
Et c’est ce soir-là, le soir où il la rencontre que sous une cagoule de truand il reconnaît un ancien complice des causes perdues, passé avec armes, bagages et dénonciations du côté de l’ex-ennemi.
Kubitschek n’a pas d’autres choix que de lui présenter l’addition, au plus vite, avant que le cancer ne l’emporte… de lui présenter toutes les additions y compris celles qui révèlent de la sphère privée.

Et pendant ce temps-là les affaires prospèrent, puisqu’au détour de la dératisation ce sont des plans de réaménagement du territoire qui sont en marche.

« Des rats et des hommes » aurait pu s’intituler Bilan sans Perspectives tant est noire et pessimiste la morale qui se dégage de ce dernier opus de Tito Topin. Noire, pessimiste et cynique… à l’image de ce début de siècle où la débandade des idéaux tient lieu d’avenir et où la vie humaine ne semble pas valoir tripette.

L.A. rayonpolar.com

 

 

19/02/2011

Des rats et des hommes.

"Tu sais quoi, Kubitschek ? T'as beau porter le smoking pour faire croire que t'appartiens au beau monde, t'es qu'un rat. Chez les rats, il y a ceux qu'ont les yeux noirs, et il y a ceux qu'ont les yeux rouges et ils ont beau être de la même race, ils ont des comptes à régler entre eux... Et toi, t'es pareil. Tu veux faire la guerre à un autre rat et vous allez vous battre à mort partout, dans les égouts, dans les ordures, dans le moindre trou de cette putain de ville qu'est devenue une immense décharge, vous allez vous entre-tuer et il n'y aura aucun survivant, ni dans le camp des perdants, ni dans le camp des gagnants."

Roman pessimiste et inspiré, à l'écriture nerveuse et aux dialogues enlevés, Des rats et des hommes se situe dans la droite ligne de Parfois je me sens comme un enfant sans mère.

img077.jpg

Pour l'anecdote, Des rats et des hommes porte le numéro 813 de la collection, numéro cher à Maurice Leblanc (1864-1941).

Après Photo-finish et Parfois je me sens comme un enfant sans mère, c'est mon troisième livre qui paraît dans la collection Rivages Noir.

16/02/2011

Budapest. Février 2011.

J'ai passé trois jours à Budapest pour y accompagner Chantal Pelletier, invitée par l'Institut Français, avec Patrick Raynal et Jean-Bernard Pouy. La ville était belle, le Danube bleu comme il se doit, le ciel aussi, l'accueil somptueux, les restaurants parmi les meilleurs de la ville, les vins bien choisis par nos hôtes.  Les pâtisseries étaient viennoises, les poupées russes étaient magyares, les saucisses chargées de paprika. On peut simplement regretter que les Hongrois parlent une langue incompréhensible qu'on ne peut comparer à aucune autre, sauf peut-être avec le finnois et le mohgol parlé dans la péninsule du Kamtchaka. Si vous avez eu l'occasion d'entendre une de ces deux langues, vous comprendrez ce que je veux dire. Pour illustrer mes propos, j'ajoute un petit échantillon de cet idiome, à l'occasion de l'hommage rendu à Chantal.

img073.jpg

 

IMG_3773.JPG

IMG_3774.JPG

 

28/01/2011

Delitti sulla Senna

Après "Ore contate", après "Fotofinish", voici mon nouveau bébé italien. Belissimo !!!

52534qa.jpg

A Parigi circola liberamente un serial killer che sevizia le prostitute e, dopo averle strangolate, ne getta i corpi nella Senna. Lo chiamano ''l'Orco'', e non si lascia dietro il minimo indizio. Ma i guai per il commissario Bentch sono appena cominciati: la sua invadente famiglia ebraica non gli dà tregua, il capo gli chiede consiglio su un dramma che riguarda i suoi figli, il suo migliore amico e collega gli confida di sospettare di infedeltà la bellissima moglie Violette, non sapendo che l'altro uomo è proprio Bentch, o meglio, uno degli altri uomini... Coinvolto su un piano sempre più personale, il commissario procederà implacabile tra lampi di genio e scoperte fortuite, tra gesti audaci e colpi di scena inattesi, verso un finale spettacolare e violento che toglierà il fiato al lettore. Titolo originale: ''Bentch et Cie'' (2006).

 

23/01/2011

Serial Producteurs

img045.jpg

En 1997, lorsque nous créons Serial Producteurs avec l'ambition d'écrire et de produire des séries pour cette pauvre télévision, nous utilisons le Che comme mailing avec cette accroche : "Comment faire pour devenir un héros récurrent ?" Il sera produit Marc Eliot avec Xavier Deluc (20 épisodes) et Malone avec Bernard Verley (6 épisodes seulement, après l'IVG (interruption volontaire de gros sous) de TF1).

21/01/2011

Valencia, España

 

IMG_3602.JPG

En mourant, le cochon devient un porc, contrairement à l'homme qui cesse de l'être en quittant ce monde (Blasco Ibanez, natif de Valencia).

 

06/01/2011

De bouche à bouches.

Vous connaissez tous Chantal Pelletier, aussi je ne résiste pas à l’envie de vous communiquer le plaisir que m’a donné son « De bouche à bouches », mariage réussi de la littérature et de la nourriture, des mots et des mets. Ce roman croise deux de ses passions: la cuisine et le voyage.  Son héroïne est une photographe de 33 ans, célibataire, à la notoriété naissante. Occupée surtout d’elle-même, elle perd soudain le goût des aliments, perdant du même coup celui de vivre. Devenue « bouche morte », elle choisit de s’enfuir, entamant un tour du monde initiatique à la recherche du goût perdu. Suisse, Inde, Italie, Japon, elle traverse des contrées aux gastronomies contrastées, se désespère, grossit, s’intoxique quand son nez se révèle mauvais flic. Car, par chance, il lui reste le  nez et les yeux qui compensent tant bien que mal la frigidité de ses papilles quand elle se met à cuisiner pour les autres. Comme dans une sorte de compagnonnage, elle apprend auprès de maitres l’art modeste de nourrir et c’est une révélation : la découverte que nourrir est aussi bon que se nourrir. « La satisfaction de fabriquer un plaisir que ma bouche ignorait valait presque celle que j’avais eue jadis à savourer. » Le roman gourmand de Chantal Pelletier, jouisseuse sensuelle et crue, ouvre sur toutes les cuisines du monde, roule les mots dans toutes les sauces, se délectant de leur saveur, sans fournir d’autres recettes que celles qui ouvrent l’appétit de vivre.

Editions Joelle Losfeld

Précipitez-vous chez votre libraire, nourrissez-vous.

De bouche à b.jpg

 Et pour ceux qui ne connaîtraient pas Chantal, retrouvez-la sur Facebook ou sur son site : chantalpelletier.free.fr.

Nouvelle photo site_2_2.JPG


 

05/01/2011

Hommage.

Jean Yanne et moi, en 1968, sur la couverture et la 4ème de l'opuscule que je lui consacre, en ce début d'année.

img028.jpg