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Blog-notes de Tito Topin - Page 4

  • Libyan Exodus, variations sur le thème du «Road Trip»

     

    LE TEMPS. 22 juin 2013

    Tito Topin et James Lee Burke – les pères respectifs des flics Navarro et Dave Robicheaux – proposent deux récits de voyage. De la révolution libyenne à la guerre mexicano-américaine :

    Qui ? Tito Topin

    Titre: Libyan Exodus

    Chez qui ? Rivages/Noir

    Ils sont huit. De milieux sociaux, d’âges et de caractères différents. Ils se retrouvent au milieu de la fournaise chaotique qu’est Tripoli, au plus fort de la révolution libyenne. Conduits par le passeur Chino et sa Land-Cruiser fatiguée, ces fuyards mettent le cap plein ouest pour tenter de rejoindre la frontière tunisienne. L’un est le pilote d’un Rafale français écrasé; un autre, médecin du dictateur; un troisième est un petit malfrat plein aux as… Au fil du récit, divers liens se dévoilent entre ces spectateurs – et acteurs – de la désolation libyenne.

    Après avoir quitté Tripoli sous le feu des mitraillettes, une roue crevée pousse les huit protagonistes à faire halte dans un petit hameau au beau milieu des combats entre rebelles et soldats. Le chauffeur du véhicule disparaît et un commandant-justicier de l’armée régulière entre en scène. Le récit dégénère.

    Libyan Exodus est le dernier roman de l’écrivain marocain Tito Topin, connu notamment pour ses polars mettant en scène le commissaire Navarro. Près de deux ans après la révolte libyenne, l’auteur engagé revisite ici les réflexions de différents acteurs de la révolution. Tous sont liés de près ou de loin à Mouammar Kadhafi – dont la mort, en octobre 2011, a mis fin aux combats. Le nom de ce dernier, surnommé «La Pourriture» d’un bout à l’autre du roman, n’apparaît toutefois pas une seule fois.

    L’immersion dans le «foutoir» libyen – comme le dit l’auteur – se révèle d’une rare efficacité. Les dix premières lignes décrivent un plongeon vertical dans le chaudron bouillant qu’est devenu Tripoli. Du «ciel immaculé» à la «flaque de sang qui achève de sécher dans le caniveau», Tito Topin nous transporte dans la poussière, la douleur et la violence des combats. Un moyen pour lui de raconter, à sa manière, «l’ouragan de fer et de feu» qui s’est abattu sur ce pays.Libyan Exodus.jpg

     

  • A propos de Libyan Exodus...

    "Drôle, violent, sanglant... C'est un véritable film, très bien fait, très précis..." (Raphaël Sorin. France-Culture).

  • Dans toutes les bonnes librairies (et les mauvaises aussi).

    Après Photo-Finish, Parfois je me sens comme un enfant sans mère, Des rats et des hommes, voici dans quelques jours le dernier opus chez Rivages-Noir :

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    - Comment ça, pas peur ? mugit Hitchcock en rattachant sa bretelle à un bouton de pantalon. Au contraire, il faut lui flanquer la frousse à ce bébé, il faut lui parler des guerres, de la menace nucléaire, de la faim dans le monde. Parlez-lui du chômage, des tsunamis, du cancer du poumon, des serials killers, du trou de la couche d’ozone. Dès maintenant, dites-lui la vérité, bercez-le dans vos bras en lui chantant ces embarcations qui coulent avec huit cents malheureux à son bord, chantez-lui ces milliers de Syriens qu’on assassine, racontez-lui ces Cubaines qu’on prostitue, ces enfants qu’on envoie à la mine, il faut lui dire la vérité à ce bébé pour qu’il s’étrangle avec son cordon au lieu de sortir !"

     

    En pleine guerre civile libyenne, l'odyssée rocambolesque d'un groupe de fuyards à travers la fournaise du désert. Plus caustique que jamais, Tito Topin revient dans une Afrique du Nord qu'il connaît bien.

    Editions Rivages-Noir. Collection dirigée par François Guérif.

  • AGENCE MAROCAINE DE PRESSE

     

    Lors d'une rencontre à l'ambassade du Maroc à Paris dans le cadre des "Mercredis de l'Ambassade", en présence de l'ancienne Premier ministre française Edith Cresson, et de plusieurs personnalités du monde des arts et de la culture, l'écrivain a présenté "Suite Marocaine". L'ouvrage obéit à trois unités: unité du lieu (Le Maroc), unité du temps (la fin des années 1950) et unité d'action (le polar).

    Il présente un équilibre des formes narratives: de l'autofiction à la dure fiction du futur, du plan court au travelling, du gros plan au panoramique. "Equilibre d'un itinéraire filant de la Méditerranée vers les mers de sable là où le soleil cogne plus droit".

    L'œuvre Suite M.jpgqui commence à Berkane, "à deux clics de souris de la frontière algérienne", se termine par neuf histoires plus tard dans une dune de l'outre-sud.

    Après les récits autobiographiques d'enfance et d'adolescence, (Une femme d'une étourdissante beauté, Le jinome de Casablanca, Cargos...), place aux sombres fictions où l'Histoire et la politique poissent les destins adultes (Le chèque et Une fille, une bouteille, nouvelles sur lesquels règnent l'arnaque, la duperie, la trahison, la corruption et le marché... forcément noir, autant d'ingrédients annonciateurs d'apocalypse qui construisent les enquêtes policières : 55 de fièvre, qui se déroule en 1955, et Piano Barjo en 56, année de l'indépendance, qui devait s'intituler 56 à l'ombre).

    En troisième acte, scènes de ménage sanctionnées, divorce prononcé, deux récits d'une noirceur sans lune qui conjuguent un passé recomposé et un présent décomposé.

    La rencontre était jalonnée par une lecture d'extraits du livre par les comédiens Valérie Mairesse, Christian Rauth, Nicole Calfan, et Chantal Pelletier.

    Entre les extraits, M. Topin a fait un exposé de son itinéraire de dessinateur, de scénariste, d'écrivain. Pour sa part, le producteur Pierre Grimblat a évoqué sa collaboration avec Tito Topin notamment sur la série Navarro créée par ce dernier en 1989. (Agence Marocaine de Presse). 

  • Réception à l'Ambassade du Maroc

     

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  • Paru dans "La Provence", 8 oct. 12

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