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Maigret (Jules), commissaire à la PJ.

L’exotisme. Voilà ce que m’évoquait Maigret lorsque je lisais ses romans, étant jeune, au Maroc d’abord, au Brésil ensuite. Son Paris avec ses bistros, sa blanquette, sa choucroute, ses andouillettes me faisait rêver de grisaille, de pluies, de brumes, allongé devant un feu de cheminée, charentaises aux pieds, pipe au bec, gilet tricoté main. Sa province lointaine aux silences à peine troublés par de lentes et lourdes péniches, le manteau qu’il accrochait au perroquet en entrant dans un bistro à l’atmosphère embuée par l’humidité que dégageait un poële à mazout, l’odeur sure de vieux, le papier peint de la chambre de l’hôtel Terminus à Chateauroux avec sa truite pochée à la sauce au bleu, le sifflet du garde-barrière, me projetaient en France tandis que je me dorais au soleil de la plage d’Ipanema, un verre de caipirinha à la main. C’est lorsque je suis arrivé en France, à l’âge avancé de 34 ans, que je me suis assez vite détaché de Maigret, de son coq au vin et de sa Loulou en robe à pois. Il avait perdu de son pittoresque tandis que, parallèlement, se terminait ma jeunesse.

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