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24/06/2013

Ecoutez LIBYAN EXODUS sur RTL.(C'est-à-lire. Bernard Poirette)


podcast

Libyan Exodus, variations sur le thème du «Road Trip»

 

LE TEMPS. 22 juin 2013

Tito Topin et James Lee Burke – les pères respectifs des flics Navarro et Dave Robicheaux – proposent deux récits de voyage. De la révolution libyenne à la guerre mexicano-américaine :

Qui ? Tito Topin

Titre: Libyan Exodus

Chez qui ? Rivages/Noir

Ils sont huit. De milieux sociaux, d’âges et de caractères différents. Ils se retrouvent au milieu de la fournaise chaotique qu’est Tripoli, au plus fort de la révolution libyenne. Conduits par le passeur Chino et sa Land-Cruiser fatiguée, ces fuyards mettent le cap plein ouest pour tenter de rejoindre la frontière tunisienne. L’un est le pilote d’un Rafale français écrasé; un autre, médecin du dictateur; un troisième est un petit malfrat plein aux as… Au fil du récit, divers liens se dévoilent entre ces spectateurs – et acteurs – de la désolation libyenne.

Après avoir quitté Tripoli sous le feu des mitraillettes, une roue crevée pousse les huit protagonistes à faire halte dans un petit hameau au beau milieu des combats entre rebelles et soldats. Le chauffeur du véhicule disparaît et un commandant-justicier de l’armée régulière entre en scène. Le récit dégénère.

Libyan Exodus est le dernier roman de l’écrivain marocain Tito Topin, connu notamment pour ses polars mettant en scène le commissaire Navarro. Près de deux ans après la révolte libyenne, l’auteur engagé revisite ici les réflexions de différents acteurs de la révolution. Tous sont liés de près ou de loin à Mouammar Kadhafi – dont la mort, en octobre 2011, a mis fin aux combats. Le nom de ce dernier, surnommé «La Pourriture» d’un bout à l’autre du roman, n’apparaît toutefois pas une seule fois.

L’immersion dans le «foutoir» libyen – comme le dit l’auteur – se révèle d’une rare efficacité. Les dix premières lignes décrivent un plongeon vertical dans le chaudron bouillant qu’est devenu Tripoli. Du «ciel immaculé» à la «flaque de sang qui achève de sécher dans le caniveau», Tito Topin nous transporte dans la poussière, la douleur et la violence des combats. Un moyen pour lui de raconter, à sa manière, «l’ouragan de fer et de feu» qui s’est abattu sur ce pays.Libyan Exodus.jpg

 

15/06/2013

A propos de Libyan Exodus...

"Drôle, violent, sanglant... C'est un véritable film, très bien fait, très précis..." (Raphaël Sorin. France-Culture).