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12/01/2012

Langouste émancipatrice !

"Donnez votre mayonnaise, vous sauverez une vie"… Casterman réédite La langouste ne passera pas, la très provocatrice et très culte BD dans laquelle Jean Yanne et Tito Topin dynamitaient, en 1969, la France des Trente Glorieuses. Cet Ovni au graphisme psychédélique façon "Yellow Submarine" a aussi contribué à poser les bases de la bande dessinée pour adultes dans l'après-Mai 68. (Livres-Hebdo)

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Comme Jean Yanne n'a jamais fait ça auparavant et que Tito Topin n'a jamais dessiné une seule case de BD, les deux hommes étaient faits pour s'entendre. Le résultat s'intitule "La langouste ne passera pas" (Casterman) et demeure, à l'heure actuelle, une des plus grandes bandes dessinées loufoque, critique, psychédélique et intelligente jamais parues dans l'hexagone. Résumer l'histoire de la Langouste en quelques lignes est une hérésie car cet album ne se résume pas : il se dévore. Donc, amis lecteurs, à votre porte-monnaie pour investir dans le haut de gamme de l'humour. Evidemment, si l'on replace les choses dans leur contexte, cette BD va tellement déplaire aux bien-pensants qu'elle s'arrêtera à sa seconde aventure. C'est donc avec une joie non feinte que l'amateur de rééditions utiles retrouvera ces deux volets afin de les installer sur sa fenêtre avec vue sur la réalité. (Rock & Folk)

08/01/2012

Un document farfelu au nihilisme joyeux.

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Publiées en 1969, La langouste ne passera pas et Voyage au centre de la C… ulture sont les seules incursions de Jean Yanne dans la BD. Alors au sommet de sa popularité d'acteur et d'animateur radio, il s'acoquine à Tito Topin, un illustrateur de pub à la mode pour imaginer ces pochades délirantes. On y découvre une organisation secrète, le BIDE (des bras cassés), qui enquête sur une mystérieuse disparition de langoustes et partent à la chasse à la bêtise. Les auteurs ironisent sur le contexte social et politique de l'époque : ils ricanent de l'ORTF et des Chinois, fustigent la réforme de l'enseignement, la radio, les flics, tapent sur tout le monde avec une irrévérence bon enfant et un joyeux nihilisme – loin toutefois de la crudité et de la cruauté d'Hara-Kiri. L'impression de foutoir jovial est renforcée par le splendide graphisme de Tito Topin, entre pop art et psychédélisme, déclinaison grand public des illustrations de Guy Pellaert, par une mise en page et des couleurs explosives et par une profusion d'onomatopées. Un document farfelu, turbulent et précieux sur une époque dont la liberté nous apparaît enviable et lointaine.
A.-C.N. (Les Inrockuptibles)