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Rayon du polar

Paris, la grève est totale et illimitée, plus aucune poubelle n’est collectée. La puanteur a envahi la ville où l’on ne  se déplace plus qu’entre des murs d’immondices.
Et c’est au milieu de ce décor de fin du monde, alors que les rats se livrent à une guerre totale pour le contrôle des égouts, des rues et des ruelles, que sa route croise  celle d'Olga, une femme de l’Est, échouée dans cette capitale sans avenir où les chiffres du chômage sont directement indexés sur la puanteur et la richesse.

Mais qui est-il ? D’où vient-il et que fait-il ?Des rats et des hommes.jpg

Ancien des causes du peuple, ballotté par les reniements des uns et des autres, trafiquant d’armes là où les causes se marchandent, retiré des affaires et toujours en colère, buveur de whisky, veuf et père de deux enfants égarés de la vie. Kubitschek est un joueur, un vrai, un de ceux qui trichent et qui gagnent, car on ne peut pas toujours perdre.
Et c’est ce soir-là, le soir où il la rencontre que sous une cagoule de truand il reconnaît un ancien complice des causes perdues, passé avec armes, bagages et dénonciations du côté de l’ex-ennemi.
Kubitschek n’a pas d’autres choix que de lui présenter l’addition, au plus vite, avant que le cancer ne l’emporte… de lui présenter toutes les additions y compris celles qui révèlent de la sphère privée.

Et pendant ce temps-là les affaires prospèrent, puisqu’au détour de la dératisation ce sont des plans de réaménagement du territoire qui sont en marche.

« Des rats et des hommes » aurait pu s’intituler Bilan sans Perspectives tant est noire et pessimiste la morale qui se dégage de ce dernier opus de Tito Topin. Noire, pessimiste et cynique… à l’image de ce début de siècle où la débandade des idéaux tient lieu d’avenir et où la vie humaine ne semble pas valoir tripette.

L.A. rayonpolar.com

 

 

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