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19/02/2011

Des rats et des hommes.

"Tu sais quoi, Kubitschek ? T'as beau porter le smoking pour faire croire que t'appartiens au beau monde, t'es qu'un rat. Chez les rats, il y a ceux qu'ont les yeux noirs, et il y a ceux qu'ont les yeux rouges et ils ont beau être de la même race, ils ont des comptes à régler entre eux... Et toi, t'es pareil. Tu veux faire la guerre à un autre rat et vous allez vous battre à mort partout, dans les égouts, dans les ordures, dans le moindre trou de cette putain de ville qu'est devenue une immense décharge, vous allez vous entre-tuer et il n'y aura aucun survivant, ni dans le camp des perdants, ni dans le camp des gagnants."

Roman pessimiste et inspiré, à l'écriture nerveuse et aux dialogues enlevés, Des rats et des hommes se situe dans la droite ligne de Parfois je me sens comme un enfant sans mère.

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Pour l'anecdote, Des rats et des hommes porte le numéro 813 de la collection, numéro cher à Maurice Leblanc (1864-1941).

Après Photo-finish et Parfois je me sens comme un enfant sans mère, c'est mon troisième livre qui paraît dans la collection Rivages Noir.

16/02/2011

Budapest. Février 2011.

J'ai passé trois jours à Budapest pour y accompagner Chantal Pelletier, invitée par l'Institut Français, avec Patrick Raynal et Jean-Bernard Pouy. La ville était belle, le Danube bleu comme il se doit, le ciel aussi, l'accueil somptueux, les restaurants parmi les meilleurs de la ville, les vins bien choisis par nos hôtes.  Les pâtisseries étaient viennoises, les poupées russes étaient magyares, les saucisses chargées de paprika. On peut simplement regretter que les Hongrois parlent une langue incompréhensible qu'on ne peut comparer à aucune autre, sauf peut-être avec le finnois et le mohgol parlé dans la péninsule du Kamtchaka. Si vous avez eu l'occasion d'entendre une de ces deux langues, vous comprendrez ce que je veux dire. Pour illustrer mes propos, j'ajoute un petit échantillon de cet idiome, à l'occasion de l'hommage rendu à Chantal.

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