Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les homards du Cape Cod

Dimanche 18 avril. Nous projetons de remonter le long de la côte est, vers Boston. Philippe C., joint alors qu’il est toujours en France, nous prête sa voiture, une Lexus, très confortable, facile à conduire. Chantal programme le GPS et aussitôt la voix chaude de Georgette P-S. nous guide vers Mystic, l’étape que nous avons choisie pour notre première journée. Nous longeons la mer au plus près et nous arrêtons à Old Saybrook pour déjeuner. Le ciel joue avec des camaïeux de gris brossés de bleu, les mouettes coiffent les pieux en bois qui dépassent de l’eau, des pécheurs devisent en rembobinant leurs moulinets. L’endroit est superbe, serein, l’océan est de zinc, il clapote sur les pilotis du restaurant dont l’enseigne suit les contours d’un homard de néon. Dock & Dine. 53,40 dollars. Serveuse: Kristen. Please come again and have a nice day ! Une heure plus tard, nous franchissons le pont mobile sur la Mystic River et parcourons les rues du village à petite vitesse, à la recherche d’un B&B. On tombe sur une charmante maison coloniale, Mermaid Inn, surmontée d’un drapeau américain et tenue par Josephine Guamaccia, dont les origines italiennes se lisent sur le visage et le carrelage de salle de bains. Sous un ciel menaçant, on se promène à pied dans la rue principale avant de choisir un seafood assez semblable à celui du déjeuner, le S&P Oyster Co. Le vin est bon et le homard est à 30 dollars, taxes comprises. Dodo.

IMG_2636.JPG
IMG_2641.JPG

Lundi 19 avril. Agréable petit-déjeuner à la table de notre hôtesse italo-américaine et visite-éclair au Mystic Seaport, the Museum of the Sea que nous abandonnons aussitôt pour lui préférer l’Aquarium. Chantal est fascinée par les baleines belugas, des miniatures de baleines, blanches comme du marbre de Carrare et très joueuses. Après avoir fait des guili-guili sur le dos des raies, très chatouilleuses, admiré la grenouille aux gants verts, médusé les méduses, montré les dents aux murènes, nous prenons la route de Newport, notre prochaine étape. Nous sommes à présent au Cape Cod, une presqu’île en forme de corne, très prisée des touristes en été, ce qui la rend infréquentable, paraît-il. Deux grands ponts nous permettent de franchir un bras de mer avant d’accéder à la ville. À cause de sa situation et de son climat, Newport a été choisi par la riche bourgeoisie new-yorkaise et bostonienne du XIXème siècle pour y construire de splendides résidences d’été notamment sur Bellevue Avenue, en bord de mer, des manors, des mansions où se donnaient des réceptions luxueuses au milieu de parcs immenses comptant aujourd’hui des arbres séculaires impressionnants de beauté. Ces manoirs sont restés des propriétés privées, certaines dans les mêmes familles depuis des générations. L’accès à la mer leur étant réservé, des grillages empêchent de l’approcher aussi faut-il quitter la ville pour bénéficier de sublimes plages, à perte de vue. Par endroits, la mer est noire d’oiseaux posés sur l’eau ce qui me fait penser qu’il ne fait pas bon être poisson à cet endroit. En déjeunant sur le port de plaisance, le nombre de touristes et la prétention des établissements nous décident à passer la nuit plus loin, c’est ainsi que nous parvenons à Hyannis. En longeant le port, nous tombons sur un motel bien placé, face à la mer, le Harbor Hôtel. We hope you enjoy your stay. Nous rangeons nos valises et partons faire une balade à pied. C’est calme. Nous sommes dans le fief des Kennedy, ils possèdent ici leur propriété de famille et c’est en y venant passer le week-end que l’avion que pilotait John-John, le fils du président, a sombré en mer, par mauvais temps. Pour noyer mon chagrin, pris un Jameson dans un pub irlandais, puis dîné dans un Seafood assez quelconque sur Main Street ce qui nous fait regretter un restaurant thaï que nous avions repéré.

IMG_2657.JPG
P1020986.JPG

Les commentaires sont fermés.