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Come back to New York City

Mercredi 14 avril. Levés de bonne heure, Jean-François doit nous conduire jusqu’à Burlington, la première ville passée la frontière où Chantal a réservé une voiture de location. Il a décidé d’y passer le reste de la journée et la nuit car le lendemain matin il prend un avion pour Miami où l’attend un client susceptible de lui commander une flûte. Au poste frontière un douanier armé jusqu’aux dents regarde mon passeport et constate l’absence de carte verte. Je lui explique – Jean-François traduit – qu’on me l’a retirée à Chicago au moment où j’embarquais pour Vancouver. Palabres. Consultation de l’ordinateur. Pour finir, ils retrouvent ma trace et me délivrent une nouvelle carte verte. Tampon. Une heure de perdue sans compter l’angoisse d’être condamné à rester sur la frontière, à boire du vin de glace. Brrr. Nous voilà de retour aux USA, par l’état du Vermont. Combien de fois j’ai siffloté Moonlight in Vermont, un standard de jazz murmuré par tous les crooners, Armstrong, Billie Holliday, Sinatra, Ray Charles, Nat King Cole, Chet Baker, et même Nana Mouskouri. Ne croyez pas la chanson, il n’y a pas de moonlight, il n’y a que des vaches, des bouseux, des églises, des vaches, des bouseux, des églises, des vaches, des bouseux et tutti quanti. C’est vraiment moche. Même les silos à grains ressemblent à des églises. Parvenus à l’aéroport de Burlington, l’arrêt est rock n’ roll : pour retirer la voiture de location, il faut garer celle de Jean-François mais tout stationnement est interdit et le parking est introuvable. Après quelques émotions, c’est fait. Nous quittons Jean-François et prenons la route en longeant le lac Champlain en direction de Greenwich, Connecticut. La route devient plus belle au fur et à mesure de notre descente, les villages que nous traversons s’appellent Lebanon, Canaan, Bethleem, Nazareth, Salem, Jerusalem, Jericho et regorgent d’églises agrémentées de jolis cimetières. Chantal consulte une carte routière de peur d’avoir été entraînés par notre GPS dans une contrée du Moyen-Orient, mais non, on est bien aux States, la preuve : on passe par Florence, Montpellier, Berlin, Petersbourg. Il est sept heures du soir quand nous franchissons la porte de la maison de Martine C.. C’est l’heure de la piqûre. Je me fais une intraveineuse de Jameson pour me remettre du voyage.

 

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Jeudi 15 avril. Veille de notre retour en France. On trie le linge sale, on réorganise nos bagages, on classe nos billets, nos papiers, on a fait un beau voyage mais on est contents de rentrer, de retrouver notre maison, de nous remettre au travail. On part à Manhattan avec Martine et on pénètre dans Central Park en direction du Met. Les gens s’étalent sur les pelouses ou font la queue devant les marchands de glace, les étudiants révisent sur des bancs, les filles ont raccourci leurs jupes, dénudé leur nombril, les vieux papotent, les cyclistes pédalent, les enfants lancent des voiliers sur des bassins aventureux, c’est le printemps.

 

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Le Met est fermé pour réfections. Taxi. Nous retournons à Tribeca et Soho où Chantal se souvient avoir vu un vêtement lors de notre premier passage à New York. La boutique est là, le vêtement aussi. Essayage. Achat. Ensuite, nous déjeunons agréablement sur la terrasse d’un restaurant français au nom melvillien de Le cercle rouge. Nous continuons l'après-midi en flânant dans le quartier chinois et dans Mott Street où je me souviens que Don Corleone s’était fait tirer dessus en y achetant des fruits dans le film de Coppola. Cette rue faisait alors partie de Little Italy avant d’être absorbée par Chinatown (au nom polanskien). Nous retrouvons Martine à son bureau et rentrons avec elle à Greenwich. Le soir, nous allons dîner dans un restaurant japonais.

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