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Montréal. Québec.

Dimanche 11 avril. Nous partons très tôt vers l’aéroport. Le chauffeur de taxi est indien, il parle un anglais que les Anglais ne comprennent pas, moi non plus. D’un battement d’ailes nous traversons le continent d’Ouest en Est et atterrissons à Montréal. Le ciel est gris et l’hôtel est un Hyatt, ce qui est une garantie de mocheté où qu’il se trouve et pour ne rien arranger, nous sommes cernés par de gigantesques travaux. Les rues sont défoncées, interdites aux voitures et aux piétons. Est-ce à cause de cela, à cause du décalage horaire ou à cause de la comparaison avec Chicago et Vancouver que nous venons de découvrir, j’éprouve une réelle déception. Chantal a vécu ici plusieurs mois, elle a eu le loisir d’apprécier la ville mais en si peu de temps – nous repartons demain – je crains de ne pas y arriver. Comme je cherche une borne pour retirer des dollars canadiens, je la trouve à l’intérieur d’une supérette cachée dans une station d’essence et je me dis que le Québec a réussi à prendre tous les défauts de la vie américaine en y ajoutant ceux de la vie française et probablement aussi ceux de la vie anglaise, il n’est qu’à voir la tronche molle de la reine Elisabeth sur les dollars que je viens de retirer.

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Le soir, nous allons voir des amis de Chantal, Martin Winckler et sa femme Pascale, récemment installés ici. Médecin et chercheur quand il n’est pas romancier, il exerce au CREUM (Centre de Recherches en Ethique à l’Université de Montréal) et il est particulièrement heureux de l’accueil qui lui est fait et des facilités de travail qui lui sont accordées, par contre il n’a pas encore trouvé de logement à la mesure de ses besoins – sa femme et lui ont huit enfants, ensemble et de premières unions, et ils en ont encore trois avec eux – et ils vivent dans un sympathique foutoir. Nous allons dîner au restaurant. Martin se révèle particulièrement chaleureux. Ses écrits sur les séries télévisées, sa nette préférence pour les américaines me faisaient craindre une volée de bois vert dès que le nom de Navarro serait prononcé mais, bien au contraire, il affirme avoir aimé mon travail ce qui ne peut que flatter mon égo mais il est né à Alger aussi je me dis qu’il doit avoir une tendresse toute chauvine pour le personnage incarné par Roger Hanin. Quoiqu’il en soit, son enthousiasme révise ma première impression sur le pays. Il est beau, beau, beau.

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