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Temps clair à Vancouver.

Jeudi 8 avril. Notre studio est au second. Par la fenêtre nous constatons avec surprise qu’il ne pleut plus. Un vent violent chasse les nuages. Nous prenons l’ascenseur et rejoignons Doris et Edouard au dernier étage, pour y prendre le petit déjeuner ensemble. La vue de leur appartement est spectaculaire, nous poussons des exclamations étouffées en voyant les sommets enneigés se découper sous un ciel bleu drapeau, en admirant la baie qui compte parmi les plus belles du monde, en détaillant autour de nous les gratte-ciel en verre translucide, propres à l’architecture de Vancouver. On comprend qu’avec un tel panorama sous les yeux, il serait idiot de le cacher derrière des murs mais la raison en est peut-être aussi que la lumière étant rare la majeure partie de l’année, il faut l’attraper comme on peut.

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Vingt-six étages plus bas, un yacht s’approvisionne en carburant en plein milieu de la rade, un hydravion prend son élan sur l’eau et s’élève. “Ce sont des gens qui prennent l’avion pour aller travailler à Victoria, dit Edouard, sur l’île en face.” Il propose de nous emmener à Grouse Mountain, à North Vancouver et de là, monter tout en haut de la montagne, dans la neige, par un téléphérique. Aussitôt Doris insiste auprès de Chantal pour lui prêter son vison à cause du froid que nous allons rencontrer. Moi, j’ai droit à un pull d’Edouard. Ni l’un ni l’autre ne pensions trouver de la neige au cours du voyage mais après tout, la ville venait d’être le théâtre des Jeux Olympiques d’Hiver, on aurait dû y penser. Nous voilà partis dans la Maserati d’Edouard. A Grouse Mountain, nous devons déchanter. Le vent souffle trop pour autoriser le téléphérique à marcher. Edouard nous emmène alors à Stanley Park, un parc énorme laissé à l’état de forêt pour l’essentiel et parcouru de chemins en bordure de mer pour cyclistes et piétons, comme l’est aussi la ville en général. Contrairement à nous qui les bétonnons, les bords de mer sont réservés ici aux promeneurs et aux arbres. Parlons des arbres. De gigantesques cèdres rouges voisinent avec d’autres espèces inconnues mais aussi impressionnantes par la hauteur et le diamètre de leur tronc. Nous déjeunons à Granville Island, dans une ambiance de port de plaisance et de baraques en bois. L’après-midi, cartes postales. Le soir, nous allons dîner dans un restaurant japonais, le Tojo’s. Si vous devez manger japonais une fois dans votre vie, c’est ici. Avec Chantal nous convenons que nous n’avons jamais goûté à une meilleure cuisine nippone. Je vous donne l’adresse et le téléphone car il est préférable de réserver avant de quitter la France : 1133 West Broadway, Vancouver. Tel: (604) 872 8050. Le vol coûte environ 800 euros AR, mais vous ne le regretterez pas. Prenez le menu dégustation et faites confiance à monsieur Tojo. Ah, j’allais oublier : ne lui demandez pas de doggy-bag, il le prendrait mal. En me couchant, il me vient à l’esprit que trois événements inédits ont eu lieu ce jeudi 8 avril : j’ai vu l’océan Pacifique, je suis monté dans une Maserati et j’ai embrassé Chantal dans un manteau de vison. Quelle journée ! That’s America !

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