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21/05/2010

The World's Largest Jazz & Blues Shop

Mercredi 7 avril. Notre avion pour Vancouver est à 15 heures et quelques, 3 hrs PM comme disent les gens d’ici. Chantal profite de la matinée pour aller au Museum of Contemporary Art admirer des accumulations de vieux matelas et des pyramides de charbon surmontées d’un nounours en peluche, du moins c’est ce que j’imagine pouvoir trouver dans ce type d’endroit. Il est à noter que les voleurs n’embarquent jamais de pareilles oeuvres d’art, ils continuent bêtement de piquer des Picasso, des Giacometti, des Cezanne, c’est dire s’ils sont arriérés. Pendant ce temps, je me recroqueville dans un taxi et file au 27 East Illinois Street, l’adresse de Jazz Record Mart où s’entassent des milliers de disques, 78 tours, vinyls, CD, etc. World’s Largest Jazz & Blues Shop. J’achète deux vieux Jay McKay, un Illinois Jacquet, un Big Mama Thornton, un Big Bill Broonzy (Rockin’ in Chicago), un Gerry Mulligan que je ne connaissais pas, deux calendriers avec des illustrations de Crumb et plein d’autres merveilles pour la somme de 145 dollars.

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Je reviens à l’hôtel avant Chantal, j’en profite pour consulter mes mails sur un des ordinateurs mis à la disposition des clients. Rien d’intéressant, des invitations pour des foires aux écrivains-bestiaux où je n’irai pas. Chantal revient du musée, enchantée. Bagages. Taxi. Aéroport. Enregistrement. Sécurité. Une policière détache ma carte verte de mon passeport. Vrooom. Décollage. Cinq heures et quelques plus tard, l’avion atterrit, les hublots noyés de pluie. Welcome to Vancouver, British Columbia. Les panneaux sont bilingues, anglais et chinois. Doris et Edouard D., nos amis canadiens qui nous reçoivent habitent un appartement au 26ème étage d’un immeuble situé à Cardero Street, angle Georgia Street. Dans ce type d’immeuble, un studio est réservé pour les invités des copropriétaires, compris dans les charges communes. Doris l’avait retenu à partir d’aujourd’hui. Le taxi nous y dépose sous une pluie battante et une surprise nous attend dans notre chambre, une gentille carte de bienvenue, deux parapluies aux armes de Vancouver, une casquette aux mêmes armes (que je porte), un paquet de douceurs. L’attention est d’autant plus charmante qu’ils sont arrivés chez eux depuis moins d’une heure, après un long voyage en Indonésie. Ils nous accueillent et nous emmènent dans un restaurant proche de notre nouveau domicile, sous des trombes d’eau. On nous avait prévenus que cette ville avait l’indice de pluviométrie le plus élevé au monde mais avec notre optimisme légendaire nous pensions passer entre les gouttes, eh bien c’est raté, et bien raté. Après un dîner réparateur accompagné d’un bon vin de Colombie Britannique, nous nous glissons dans le lit en se demandant comment survivre quatre jours sous un pareil climat.

12:05 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0)

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