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Nellie "La Tigresse" Travis

Dimanche 4 avril. Pâques. La ville est calme, le Loop désert. Nous attaquons la journée par l'ascension de la Willis Tower. Par jour de grand vent, le bâtiment bouge légèrement mais par chance, il ne souffle pas trop aujourd'hui. L'ascenseur grimpe à la vitesse d'une fusée de Cap Canaveral, il ne faut que 45 secondes pour arriver au skydeck situé au 103ème étage, à 412 mètres de hauteur alors que l'antenne culmine à 527 mètres. La vue est terrifiante sur le lac Michigan et les autres immeubles, j'ose à peine m'approcher des vitres mais Chantal n'est pas plus hardie que moi. Ah, il est temps que je vous parle des taxis chicagoans. Un gag. Prenez une longue voiture américaine, de celles qui ressemblent à des paquebots. Le capot file à l'infini, le coffre peut loger la famille d'un polygame africain et son troupeau de chèvres mais à l'intérieur vous n'avez pas de place pour vos jambes. Comme à New-York, le chauffeur et les passagers sont séparés par une cloison à demi vitrée qui comprend notamment une machine pour payer avec une carte de crédit, un écran de télévision avec de la publicité en continu et des placards publicitaires au cas où ceux de l'écran ne vous suffiraient pas. Quoi d'anormal, me direz-vous, avant d'apprendre que la cloison laisse toute la place au chauffeur et vous écrase contre la banquette. Il ne vous reste qu'à replier les genoux sous le menton si vous voulez survivre. Un de ces taxis compresseurs nous dépose au Millenium Park, devant le pavillon Pritzer, un amphithéâtre de 4 000 places assises et 7 000 places supplémentaires construit par Frank Gehry sur une immense étendue de pelouse surmontée par une passerelle en acier. Comme tout le monde, on photographie nos reflets devant le Cloud Gate que les chicagoans appellent le Haricot (the Bean) à cause de sa forme. L'Art Institute of Chicago est impressionnant de modernisme et de simplicité. On déjeune au restaurant, le Tenzo Piano, du nom de l'architecte français qui a construit le bâtiment. A travers les vitres, la vue sur le Loop est parfaite. Rigueur. Beauté. L'endroit est sobre, de bon goût, la nourriture est à l'avenant, la soubrette est noire, elle porte un gilet, une cravate et s'appelle Nia, c'est écrit sur son badge. L'après-midi nous visitons la Chicago Architecture Foundation, nous achetons des petits cadeaux, nous nous promenons dans la ville désertée par sa population. Après un bref repos à l'hôtel, nous dînons dans un seafood, le McCormick & Schmick's (parlez d'un nom de restaurant!) où nous sommes pratiquement les seuls clients en ce dimanche pascal. On y mange délicieusement : calamari, shrimp tempura, sashimi combo arrosés d'une bouteille de Francis F. Coppola, pour un total de 67,73 dollars, taxes comprises. Thank you for dining with us!!! On s'introduit dans une de ces boîtes à sardines appelées taxis et on va au Blue Chicago (8 dollars l'entrée) applaudir Nellie "Tiger" Travis et son Band. La boîte est à moitié vide, comme le reste de la ville mais la chanteuse de blues ne se ménage pas pour autant. Prestation éblouissante. Chantal lui achète un disque et nous rentrons à l'hôtel, crevés, rassasiés.

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