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13/05/2010

Le Sud aurait dû foutre la pâtée au Nord !

 

Mardi 30 mars. Petit déjeuner au B and B. Promenade dans Forsyth Park, puis visite guidée d’une maison coloniale où avait séjourné Lafayette lors de son retour aux Etats-Unis en 1825. La guide croit devoir justifier les nombreuses fenêtres de la maison. « C’est parce qu’à cette époque, ils n’avaient pas l’air conditionné », explique-t-elle le plus sérieusement du monde à des Américains incrédules. No, really ? qu'ils disent en se demandant comment on pouvait vivre dans ces conditions. On déjeune à Ellis Square, près du City Market, en plein soleil. Le restaurant est italien, par contre la pizza a perdu sa nationalité. Après avoir renoncé à la manger, nous prenons la highway 61 en direction de Charleston. Plus nous approchons de notre première destination, la Plantation Magnolia, plus la route est superbe. Sur place, je comprends pourquoi les Sudistes se sont battus pour conserver leurs esclaves, ils n'ont pas seulement contribué à leur richesse, ils ont participé d'un nouvel art de vivre, imprégné de civilisation. La propriété a une surface d’environ 500 acres (plus de 200 hectares) et possède des milliers d’essences différentes. C’est la plus ancienne d’Ashley River dit la notice, elle a été créée par Thomas Drayton de retour des Barbades en 1676 et c'est la onzième génération qui habite toujours la demeure ancestrale. Incroyable privilège. IMG_1685.JPGPrès de là, l’Audubon Swamp Garden expose 25 hectares de marécages mousseux, paradis d’oiseaux, de reptiles, d’alligators, mais la visite de la plantation nous a lessivés. Charleston est tout près. On s'installe dans un motel. Meeting Street, en plein centre historique. Ouf ! Un peu de repos et on retrouve, décuplé, l’émerveillement que nous avait procuré Savannah devant les vieilles demeures qui s’offrent à nous, alignées le long de rues zébrées par l’ombre de grands arbres. Les vérandas en bois blanc donnent des airs de dentelles aux façades sobres, tournées non pas sur la rue mais sur le côté, devant des jardinets tout en longueur. Passé le reste de la journée à marcher, à flâner dans ces rues paisibles, admirant toutes ces remarquables vieilles demeures, ces vies de luxe, parfaites, délicatement colorées par les magnolias en fleurs.

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Dans Church Street, sans doute la plus belle rue, un Américain nous arrête et pointe du doigt vers le sommet d’un arbre où campent des hérons de nuit. « Ils sont arrivés il y a trois jours, nous dit-il. Ils viennent tous les ans à la même date, ils nichent, ils font des petits, et trois mois plus tard, ils partent. Ça fait des saletés sur les voitures, mais c’est tellement beau, ajoute-t-il.» Ah, on les aime, ces Américains-là ! Le soir, on dîne au Cypress, sur l’East Bay. Véritable raffinement. Jameson. Shrimp et Crab salade pour deux. Tuna tartare pour Chantal, Carolina cups pour moi avec une demi-bouteille de Sonoma (California). Je pense à ce qu’aurait pu devenir l’Amérique si le Sud avait gagné la guerre.

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