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29/04/2010

Carnets de voyage. Mars/Avril 2010.

P1010560.jpgMardi 23 mars. Trois jours que nous sommes mariés. L'avion est à 8 heures 25, le taxi nous attend au bas de l'immeuble à 6 heures. Voyage sans histoire sinon qu'il est atrocement long. Pour me distraire, j'accompagne la trajectoire de l'avion sur un écran placé devant mon siège. Je ne comprends pas pourquoi le pilote passe au-dessus de Reykjavik. L'hôtesse m'assure que c'est une ville froide mais néanmoins charmante. Je la crois aisément mais sa réponse ne me satisfait pas, c'est comme si vous embarquiez pour un Paris-Marseille et qu'en jetant un coup d'œil par le hublot, vous reconnaissiez le port de Brest et son Institut d'Études Maritimes. Je confie mes craintes à Chantal, elle suppose que le GPS de l'avion fonctionne mal ou ne fonctionne pas du tout, aussi ne sommes-nous rassurés qu'après avoir atterri à New York. JFK. L'attente au contrôle de police est presque aussi longue que le voyage. Conformément aux ordres qu'on me donne, je pose le pouce de la main droite sur un écran, ensuite tous les doigts, ensuite le pouce gauche, puis les autres doigts et pour finir un policier me photographie de face. En France, on applique ce traitement après que le criminel ait commis son crime, ici on l'applique avant.

La douane franchie, Philippe C. nous attend derrière la barrière et nous propulse vers sa voiture, tout heureux de nous avoir sur ses nouveaux territoires. Par un hasard stupéfiant quand on sait comme tout un chacun que Manhattan a une superficie de 58 kms2, l'hôtel qu'a retenu Chantal par l'intermédiaire d'une agence de Nyons se trouve à dix mètres du bureau de Martine, la femme de Philippe, sur 57ème Street.

On avale quelques saloperies dans l'arrière-salle d'une mangeoire américaine, on se repose dix minutes dans notre chambre et nous voilà bras dessus, bras dessous, sifflotant un air de Nougaro dans les rues ensoleillées de New York City. À 7 heures (heure locale), nous rejoignons Martine et Philippe qui nous entraînent dans un restaurant français, à perpète. Aux murs, des plaques émaillées (Bouillon Kub, Potasses d'Alsace, Blédine et autres friandises). Sur les étagères, des vieux fers à repasser au milieu de pots de chambre et de moulins à café Peugeot. On a traversé l'Atlantique pour se retrouver aux Puces de Saint-Ouen avec au menu : couscous et merguez. Bienvenue to America. Salam.

(à suivre)

 

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17:26 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)