Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/02/2010

CHRONIQUES DU BUS 84.

Parapluies, pépins et autres riflards.

Il pleut aujourd'hui sur Paris. Le bus 84 est rempli d'imperméables, de trench-coats, de cirés bretons et de toutes sortes de houppelandes. Les parapluies gouttent. L'eau ruisselle sur les chaussures, ce qui attriste le citoyen. C'est pourquoi monsieur Albert Devain, candidat écolo malheureux au Conseil Municipal de Nantes, ville réputée pour la constance de ses pluies, nous fait part dans son récent ouvrage d'une idée intéressante par sa simplicité (De la crise et de ses conséquences sur la baleine du parapluie. Grasset). Le parapluie en forme de dôme, tel que nous le connaissons dans nos sociétés civilisées, abrite le citoyen de façon efficace mais possède l'inconvénient de faire glisser l'eau de pluie le long de ses pentes et par là-même, de la gâcher. Si, au contraire, le parapluie s'ouvrait à l'envers, sa coupe tournée vers les nuages gonflés de l'eau du ciel comme le propose monsieur Albert Devain (que ses opposants surnomment le vert Devain, ce qui est malveillant à son égard puisqu'il ne boit que du muscadet), le citoyen se garderait au sec tandis qu'une précieuse eau de pluie serait ainsi récoltée. Parvenu chez lui, le citoyen viderait son pépin dans une citerne disposée dans l'entrée et cette eau gratuite et abondante lui ferait faire une telle économie qu'elle suffirait à renforcer son pouvoir d'achat et dominer la crise que nous traversons. On s'étonne que les Nantaises et les Nantais n'aient pas accordé leurs suffrages à cet homme de valeur.

Photo du 62609657-02- à 17.23.jpg

 

 

 

17:26 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

En provence on l'appellerai fada

Écrit par : potuj | 15/02/2010

Les commentaires sont fermés.