16.09.2009
Bob Garcia est un copain !

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La grippe hache un nain.
Le visage grave, il revient des toilettes en tenant ses mains mouillées en l’air comme des bougeoirs et il reprend ainsi sa place en face de nous dans le vaporetto. Il est français, il porte des lunettes rectangulaires sans monture, de celles qui donnent l’air intelligent à ceux qui ne le sont pas. Près de lui, sa femme est sans contours, encéphalokilo plat. De son sac à dos, elle sort une serviette avec laquelle il s’essuie posément tandis qu’elle sort à présent une petite bouteille de désinfectant. Tous les deux s’en aspergent les mains et les frottent avec sérieux, sur le dos, la paume, entre les doigts. Ils craignent la grippe qui hache un nain. Ce sont deux aventuriers à Venise.
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01.07.2009
Quelques siècles avant J.C.
En Sardaigne, les plages sont cuites, le soleil cru, le vin de couleur noire, les raviolis farcis de purée de pommes de terre et les pâtes sont à la poutargue. L'habitat traditionnel, quoique sommaire, est constitué de matériaux solides, comme vous pouvez le constater sur la photo mais comme je m'étonnais de l'absence de fenêtres et de toiture : "Sans doute, m'a-t-on répondu avec amabilité, une mauvaise interprétation du plan initial par un maçon issu de l'émigration". On ne peut que se révolter devant de telles pratiques, ancestrales ou pas, indignes d'un grand pays ami.
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04.06.2009
Polar cinglé.
Après Le Figaro Littéraire, après Ouest-France, est venu Télérama. C'est dire le pouvoir occulte du Dieu Rassembleur des Quinze Religions.

11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2009
Du noir, du lourd.
Article paru le 30 mai 2009 dans le supplément dominical de Ouest-France.

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28.05.2009
Pandémonium
Pandémonium » est un mot apparu en 1663 sous la plume de l’anglais John Milton dans Le Paradis perdu. Pandémonium désigne la capitale imaginaire des enfers où Satan invoque le conseil des démons. Depuis, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règne corruption, chaos et désordre. (Wikipedia).
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15.05.2009
Parfois je me sens comme un enfant sans mère
- C'est quoi, ça ?
- Mon dernier bouquin. Il sort en librairie à partir du 13 mai.
- De cette année ?
- Imbécile, je fais en haussant les épaules.
- Qu'est-ce que c'est que ce titre à la con ? qu'il me fait Albert avec sa voix haut perchée (je ne vous présente pas Albert, vous ne le connaissez que trop) Un titre, ça doit être court, percutant, comme par exemple : Clash ! Stop ! Hulk !
- Tu confonds titre et onomatopée, je réponds sans me mettre en colère depuis le temps que j'ai l'habitude de me farcir cet abruti. Mais tu as raison, surtout qu'un enfant sans mère, ce n'est rien d'autre qu'un orphelin. Je pourrais faire : "Parfois je me sens comme un orphelin", par exemple. Oui, c'est pas mal.
- Encore trop long, me dit Richard (si vous ne connaissez pas Richard, dites-vous bien que ce n'est pas grave, on peut s'en passer). Ça veut dire quoi, parfois ?
- C'est vrai qu'un orphelin ne peut pas être parfois un orphelin, il est toujours un orphelin. Je peux le supprimer. Je me sens comme un orphelin, qu'est-ce que vous en dites ?
- Hummmm, fait Albert en mordant dans un croissant tellement rassis qu'il a l'air d'avoir connu Moïse.
- Je me sens comme, ça sonne mal.
- Je me sens orphelin. Vous avez raison, c'est mieux.
- Pourquoi, je me sens ? dit Richard en se grattant la cuisse. Est-ce qu'on se sent soi-même ? Orphelin, ça suffirait.
- Voilà un bon titre, renchérit Albert. ORPHELIN !
- Oui, seulement, le héros du livre n'est pas orphelin, vous comprenez ? C'est juste qu'il se sent comme un orphelin mais il ne l'est pas.
- Il est quoi ?
- C'est un mec, vous voyez, qui est acculé, menacé d'extinction, mais qui se défend comme un tigre.
- Ouais ! Phélin ! Supprime "or", s'écrie Albert.
- Ça, c'est un titre ! Félin !
- Ouais, personnellement, je trouve pas… Et puis, ça résume pas le bouquin.
- On s'en fout.
- Ouais, on s'en tape. C'est quand, qu'il sort en librairie, tu m'as dit ?
- Le 13 mai.
- De cette année ?
Je vous ai prévenus, ils sont infréquentables.

Au milieu d'une cité oubliée des dieux, un étrange individu venu on ne sait d'où subjugue ses habitants et leur ordonne d'édifier un nouveau temple. La cité abandonne sa routine pour se consacrer, pleine de ferveur, à cette tâche immense. Pendant ce temps, Bruno Weissmann tue un flic et s'évade du commissariat où il avait été arrêté pour rejoindre la nouvelle communauté, devenue le refuge des âmes perdues, et constituer un groupe armé. Le commissaire Ballard est dépassé mais cela fait des années qu'il a l'impression que la police ne comprend plus grand-chose à la société qui l'entoure. Quand une guerre éclate ouvertement entre la police et l'armée des illuminés que dirige Weissmann, Ballard, coincé par sa hiérarchie, est chargé d'une terrifiante mission au cœur d'un monde apocalyptique.
La vision crue, hallucinée, d'une société en pleine déliquescence qui pourrait être la nôtre dans un avenir proche.
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16.04.2009
Ore Contate
Il ragazzo lo segue, lui lo sa. Al telegiornale di mezzogiorno,
sbracciandosi davanti a un’immensa cartina della Francia, l’annunciatrice del meteo aveva previsto temporali. Forse per far contenti i bifolchi che, da quando era iniziata la canicola, affollavano le chiese per bisbigliare preghiere a santi policromi e sordi. Buco dell’ozono, surriscaldamento terrestre, gli iceberg sono ormai come ghiaccioli in un bicchiere di whisky, alcune isole stanno scomparendo, il livello del mare sta salendo, Mont Saint-Michel rischia di essere sommerso e il ministro della Salute non interrompe nemmeno la villeggiatura. Al popolino viene promessa l’apocalisse.
È lui, l’apocalisse.
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