15.11.2009

Rencontre littéraire à Casablanca

TITO.Nov.09.JPGLa Fondation ONA organise une rencontre littéraire avec l’écrivain Tito Topin autour de son œuvre « Casablanca en Polar-oïd », Né en 1932 à Casablanca, Tito Topin a de nombreuses vies à son actif : graphiste de publicité, scénariste, « père » du Commissaire Navarro, il est également l’auteur à succès de nombreux romans noirs et policiers. Depuis la sortie de Graffiti Rock en 1982 dans la célèbre Série Noire de Gallimard, il n’a cessé d’explorer l’univers du polar, « un genre avec ses codes, rien à voir avec la réalité » dixit. Un genre à travers lequel s’exprime clairement son attachement à la littérature de Chandler, Goodis, ou aux séries B des années 50 dont il s’est longtemps nourri. Sa passion de l’image et son sens de la narration apparentent d’ailleurs son écriture à celle du cinéma, avec une succession d’histoires parallèles, de scènes indépendantes et simultanées dont la force repose sur une esthétique très visuelle associée à des enchaînements rythmés. Casablanca a été mise en scène de nombreuses fois dans une série de romans qu’on a coutume d’appeler «sa série marocaine » : 55° de fièvre, Piano Barjo, le coeur et le chien….et tout dernièrement «Photo Finish», publié en 2008 dans la collection Rivages/Noir. Dans le cadre d’un documentaire témoignant du regard qu’il porte sur sa ville de naissance, Tito Topin aujourd’hui à son tour revient, tout comme ses personnages de Photo Finish, « flâner, retrouver le Casa qui les avait forgés, imprégnés jusque dans leur chair…»

Comme le titre de la rencontre l’indique, c’est une invitation à parcourir, à travers l’œuvre éclectique et foisonnante de Tito Topin, à la fois l’image d’une ville, Casablanca, et l’esprit d’un genre, le Polar. Ce Casablanca purement romanesque au croisement de la réalité urbaine actuelle, si complexe, offre de nombreuses pistes de réflexions sur la façon dont se construit l’identité d’une ville dans notre imaginaire, et les avatars dont toute ville prolonge, grâce au roman ou au cinéma, sa propre existence.

Mardi 10 Novembre 2009 à 19h à la Villa des Arts de Casablanca. Entrée Libre.

 

 

16.09.2009

Bob Garcia est un copain !

 

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La grippe hache un nain.

IMG_0834.JPGLe visage grave, il revient des toilettes en tenant ses mains mouillées en l’air comme des bougeoirs et il reprend ainsi sa place en face de nous dans le vaporetto. Il est français, il porte des lunettes rectangulaires sans monture, de celles qui donnent l’air intelligent à ceux qui ne le sont pas. Près de lui, sa femme est sans contours, encéphalokilo plat. De son sac à dos, elle sort une serviette éponge avec laquelle il s’essuie graduellement les doigts, la paume et le dos des mains tandis qu’elle sort à présent une petite bouteille de bactéricide. Tous les deux déposent une noisette du liquide dans le creux des mains et l'étalent avec un air sérieux, une fois encore sur le dos, la paume, entre les doigts comme il leur est conseillé par leur ministre de la santé. Ils craignent la grippe qui hache un nain. Ce sont deux aventuriers à Venise.

 

01.07.2009

Quelques siècles avant J.C.

IMG_0209.jpgEn Sardaigne, les plages sont cuites, le soleil cru, le vin de couleur noire, les raviolis farcis de purée de pommes de terre et les pâtes sont à la poutargue. L'habitat traditionnel, quoique sommaire, est constitué de matériaux solides, comme vous pouvez le constater sur la photo mais comme je m'étonnais de l'absence de fenêtres et de toiture : "Sans doute, m'a-t-on répondu avec amabilité, une mauvaise interprétation du plan initial par un maçon issu de l'émigration". On ne peut que se révolter devant de telles pratiques, ancestrales ou pas, indignes d'un grand pays ami.

04.06.2009

Polar cinglé.

Après Le Figaro Littéraire, après Ouest-France, est venu Télérama. C'est dire le pouvoir occulte du Dieu Rassembleur des Quinze Religions.

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02.06.2009

Du noir, du lourd.

Article paru le 30 mai 2009 dans le supplément dominical de Ouest-France.

 

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28.05.2009

Pandémonium

Pandémonium » est un mot apparu en 1663 sous la plume de l’anglais John Milton dans Le Paradis perdu. Pandémonium désigne la capitale imaginaire des enfers où Satan invoque le conseil des démons. Depuis, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règne corruption, chaos et désordre. (Wikipedia).

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15.05.2009

Parfois je me sens comme un enfant sans mère

- C'est quoi, ça ?

- Mon dernier bouquin. Il sort en librairie à partir du 13 mai.

- De cette année ?

- Imbécile, je fais en haussant les épaules.

- Qu'est-ce que c'est que ce titre à la con ? qu'il me fait Albert avec sa voix haut perchée (je ne vous présente pas Albert, vous ne le connaissez que trop) Un titre, ça doit être court, percutant, comme par exemple : Clash ! Stop ! Hulk !

- Tu confonds titre et onomatopée, je réponds sans me mettre en colère depuis le temps que j'ai l'habitude de me farcir cet abruti. Mais tu as raison, surtout qu'un enfant sans mère, ce n'est rien d'autre qu'un orphelin. Je pourrais faire : "Parfois je me sens comme un orphelin", par exemple. Oui, c'est pas mal.

- Encore trop long, me dit Richard (si vous ne connaissez pas Richard, dites-vous bien que ce n'est pas grave, on peut s'en passer). Ça veut dire quoi, parfois ?

- C'est vrai qu'un orphelin ne peut pas être parfois un orphelin, il est toujours un orphelin. Je peux le supprimer. Je me sens comme un orphelin, qu'est-ce que vous en dites ?

- Hummmm, fait Albert en mordant dans un croissant tellement rassis qu'il a l'air d'avoir connu Moïse.

- Je me sens comme, ça sonne mal.

- Je me sens orphelin. Vous avez raison, c'est mieux.

- Pourquoi, je me sens ? dit Richard en se grattant la cuisse. Est-ce qu'on se sent soi-même ? Orphelin, ça suffirait.

- Voilà un bon titre, renchérit Albert. ORPHELIN !

- Oui, seulement, le héros du livre n'est pas orphelin, vous comprenez ? C'est juste qu'il se sent comme un orphelin mais il ne l'est pas.

- Il est quoi ?

- C'est un mec, vous voyez, qui est acculé, menacé d'extinction, mais qui se défend comme un tigre.

- Ouais ! Phélin ! Supprime "or", s'écrie Albert.

- Ça, c'est un titre ! Félin !

- Ouais, personnellement, je trouve pas… Et puis, ça résume pas le bouquin.

- On s'en fout.

- Ouais, on s'en tape. C'est quand, qu'il sort en librairie, tu m'as dit ?

- Le 13 mai.

- De cette année ?

Je vous ai prévenus, ils sont infréquentables.

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Au milieu d'une cité oubliée des dieux, un étrange individu venu on ne sait d'où subjugue ses habitants et leur ordonne d'édifier un nouveau temple. La cité abandonne sa routine pour se consacrer, pleine de ferveur, à cette tâche immense. Pendant ce temps, Bruno Weissmann tue un flic et s'évade du commissariat où il avait été arrêté pour rejoindre la nouvelle communauté, devenue le refuge des âmes perdues, et constituer un groupe armé. Le commissaire Ballard est dépassé mais cela fait des années qu'il a l'impression que la police ne comprend plus grand-chose à la société qui l'entoure. Quand une guerre éclate ouvertement entre la police et l'armée des illuminés que dirige Weissmann, Ballard, coincé par sa hiérarchie, est chargé d'une terrifiante mission au cœur d'un monde apocalyptique.

La vision crue, hallucinée, d'une société en pleine déliquescence qui pourrait être la nôtre dans un avenir proche.