01.07.2009

Quelques siècles avant J.C.

IMG_0209.jpgEn Sardaigne, les plages sont cuites, le soleil cru, le vin de couleur noire, les raviolis farcis de purée de pommes de terre et les pâtes sont à la poutargue. L'habitat traditionnel, quoique sommaire, est constitué de matériaux solides, comme vous pouvez le constater sur la photo mais comme je m'étonnais de l'absence de fenêtres et de toiture : "Sans doute, m'a-t-on répondu avec amabilité, une mauvaise interprétation du plan initial par un maçon issu de l'émigration". On ne peut que se révolter devant de telles pratiques, ancestrales ou pas, indignes d'un grand pays ami.

Le Christ de Centuri

IMG_0467.jpgDans le petit port de Centuri (Cap Corse), les habitants sont dévorés d'inquiétude. Le ciel est bleu, la mer violente, le pastis à peine troublé par l'eau du robinet et le Christ a la gueule de bois. De bois flotté, certes, mais de bois tout de même. Force est de constater le phénomène sans lui trouver d'explication mais n'est-ce pas là l'essence même du mystère religieux ?

04.06.2009

Polar cinglé.

Après Le Figaro Littéraire, après Ouest-France, est venu Télérama. C'est dire le pouvoir occulte du Dieu Rassembleur des Quinze Religions.

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02.06.2009

Du noir, du lourd.

Article paru le 30 mai 2009 dans le supplément dominical de Ouest-France.

 

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28.05.2009

Pandémonium

Pandémonium » est un mot apparu en 1663 sous la plume de l’anglais John Milton dans Le Paradis perdu. Pandémonium désigne la capitale imaginaire des enfers où Satan invoque le conseil des démons. Depuis, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règne corruption, chaos et désordre. (Wikipedia).

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15.05.2009

Parfois je me sens comme un enfant sans mère

- C'est quoi, ça ?

- Mon dernier bouquin. Il sort en librairie à partir du 13 mai.

- De cette année ?

- Imbécile, je fais en haussant les épaules.

- Qu'est-ce que c'est que ce titre à la con ? qu'il me fait Albert avec sa voix haut perchée (je ne vous présente pas Albert, vous ne le connaissez que trop) Un titre, ça doit être court, percutant, comme par exemple : Clash ! Stop ! Hulk !

- Tu confonds titre et onomatopée, je réponds sans me mettre en colère depuis le temps que j'ai l'habitude de me farcir cet abruti. Mais tu as raison, surtout qu'un enfant sans mère, ce n'est rien d'autre qu'un orphelin. Je pourrais faire : "Parfois je me sens comme un orphelin", par exemple. Oui, c'est pas mal.

- Encore trop long, me dit Richard (si vous ne connaissez pas Richard, dites-vous bien que ce n'est pas grave, on peut s'en passer). Ça veut dire quoi, parfois ?

- C'est vrai qu'un orphelin ne peut pas être parfois un orphelin, il est toujours un orphelin. Je peux le supprimer. Je me sens comme un orphelin, qu'est-ce que vous en dites ?

- Hummmm, fait Albert en mordant dans un croissant tellement rassis qu'il a l'air d'avoir connu Moïse.

- Je me sens comme, ça sonne mal.

- Je me sens orphelin. Vous avez raison, c'est mieux.

- Pourquoi, je me sens ? dit Richard en se grattant la cuisse. Est-ce qu'on se sent soi-même ? Orphelin, ça suffirait.

- Voilà un bon titre, renchérit Albert. ORPHELIN !

- Oui, seulement, le héros du livre n'est pas orphelin, vous comprenez ? C'est juste qu'il se sent comme un orphelin mais il ne l'est pas.

- Il est quoi ?

- C'est un mec, vous voyez, qui est acculé, menacé d'extinction, mais qui se défend comme un tigre.

- Ouais ! Phélin ! Supprime "or", s'écrie Albert.

- Ça, c'est un titre ! Félin !

- Ouais, personnellement, je trouve pas… Et puis, ça résume pas le bouquin.

- On s'en fout.

- Ouais, on s'en tape. C'est quand, qu'il sort en librairie, tu m'as dit ?

- Le 13 mai.

- De cette année ?

Je vous ai prévenus, ils sont infréquentables.

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Au milieu d'une cité oubliée des dieux, un étrange individu venu on ne sait d'où subjugue ses habitants et leur ordonne d'édifier un nouveau temple. La cité abandonne sa routine pour se consacrer, pleine de ferveur, à cette tâche immense. Pendant ce temps, Bruno Weissmann tue un flic et s'évade du commissariat où il avait été arrêté pour rejoindre la nouvelle communauté, devenue le refuge des âmes perdues, et constituer un groupe armé. Le commissaire Ballard est dépassé mais cela fait des années qu'il a l'impression que la police ne comprend plus grand-chose à la société qui l'entoure. Quand une guerre éclate ouvertement entre la police et l'armée des illuminés que dirige Weissmann, Ballard, coincé par sa hiérarchie, est chargé d'une terrifiante mission au cœur d'un monde apocalyptique.

La vision crue, hallucinée, d'une société en pleine déliquescence qui pourrait être la nôtre dans un avenir proche.

 

 

16.04.2009

Ore Contate

 

Il ragazzo lo segue, lui lo sa. Al telegiornale di mezzogiorno,Ore Contato (Bentch).jpgsbracciandosi davanti a un’immensa cartina della Francia, l’annunciatrice del meteo aveva previsto temporali. Forse per far contenti i bifolchi che, da quando era iniziata la canicola, affollavano le chiese per bisbigliare preghiere a santi policromi e sordi. Buco dell’ozono, surriscaldamento terrestre, gli iceberg sono ormai come ghiaccioli in un bicchiere di whisky, alcune isole stanno scomparendo, il livello del mare sta salendo, Mont Saint-Michel rischia di essere sommerso e il ministro della Salute non interrompe nemmeno la villeggiatura. Al popolino viene promessa l’apocalisse.

È lui, l’apocalisse.

 

03.03.2009

Ecrits, mes châtiments

Après Bentch Blues devenu Ore Contate aux Edizioni Giunti de Florence, ce sont les deux autres volumes de la trilogie parue chez Fayard qui passent les Alpes.
Bentch Blues.jpgA son tour, Photo Finish est traduit en italien par Maruzza Loria pour les Edizioni E/O de Rome.

Sur un air de Navarro (Ed. La Branche) sera un film réalisé par Raoul Ruiz si tout va bien.

Le manuscrit intitulé Les rats est terminé.

En écriture :

Encore une fois Casablanca.