26/04/2013

A PARAÎTRE LE 5 JUIN.

image003.jpgLe soleil est haut, le ciel immaculé, l'atmosphère d'une rare perfection. Deux femmes échangent des impressions de fenêtre à fenêtre en étalant leur lessive sur des fils tendus en façade. Du quatrième étage, un perroquet en cage lance un cri guttural, l'aboiement d'un chien lui répond, les hauts-parleurs poussent leurs appels du haut des minarets. Dans la rue qui sent la marée, le graillon, le poisson, une fillette aux yeux clairs trace une marelle à même la terre, avec un caillou. Une flaque de sang achève de sécher dans le caniveau, le corps a disparu, reste une chaussure, semelle trouée. Une compagnie de cafards volants s'élance d'une bouche d'égout et obscurcit la rue voisine d'une ombre mouvante sous laquelle taxis, camions fumants, scooters pétaradants, carrioles attelées, piétons, microbus pleins à craquer, voitures lourdement chargées se mêlent et s’entrecroisent dans l’anarchie la plus totale... Ainsi commence Libyan Exodus.

08/02/2013

AGENCE MAROCAINE DE PRESSE

 

Lors d'une rencontre à l'ambassade du Maroc à Paris dans le cadre des "Mercredis de l'Ambassade", en présence de l'ancienne Premier ministre française Edith Cresson, et de plusieurs personnalités du monde des arts et de la culture, l'écrivain a présenté "Suite Marocaine". L'ouvrage obéit à trois unités: unité du lieu (Le Maroc), unité du temps (la fin des années 1950) et unité d'action (le polar).

Il présente un équilibre des formes narratives: de l'autofiction à la dure fiction du futur, du plan court au travelling, du gros plan au panoramique. "Equilibre d'un itinéraire filant de la Méditerranée vers les mers de sable là où le soleil cogne plus droit".

L'œuvre Suite M.jpgqui commence à Berkane, "à deux clics de souris de la frontière algérienne", se termine par neuf histoires plus tard dans une dune de l'outre-sud.

Après les récits autobiographiques d'enfance et d'adolescence, (Une femme d'une étourdissante beauté, Le jinome de Casablanca, Cargos...), place aux sombres fictions où l'Histoire et la politique poissent les destins adultes (Le chèque et Une fille, une bouteille, nouvelles sur lesquels règnent l'arnaque, la duperie, la trahison, la corruption et le marché... forcément noir, autant d'ingrédients annonciateurs d'apocalypse qui construisent les enquêtes policières : 55 de fièvre, qui se déroule en 1955, et Piano Barjo en 56, année de l'indépendance, qui devait s'intituler 56 à l'ombre).

En troisième acte, scènes de ménage sanctionnées, divorce prononcé, deux récits d'une noirceur sans lune qui conjuguent un passé recomposé et un présent décomposé.

La rencontre était jalonnée par une lecture d'extraits du livre par les comédiens Valérie Mairesse, Christian Rauth, Nicole Calfan, et Chantal Pelletier.

Entre les extraits, M. Topin a fait un exposé de son itinéraire de dessinateur, de scénariste, d'écrivain. Pour sa part, le producteur Pierre Grimblat a évoqué sa collaboration avec Tito Topin notamment sur la série Navarro créée par ce dernier en 1989. (Agence Marocaine de Presse). 

07/02/2013

Réception à l'Ambassade du Maroc

 

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04/02/2013

A Viareggio, à la fin de l'année dernière :

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Elle n'est pas belle, la vie ?

10/10/2012

Paru dans "La Provence", 8 oct. 12

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14/09/2012

Ainsi débute "Un été 22" :

"Les conditions de navigation étaient idéales, le ciel lumineux, l'air limpide et le golfe de Spezia avait l'aspect soyeux d'une étoffe d'un bleu intense tissée de fils d'argent. Comment expliquer le naufrage de l'Ariel, le voilier de Percy Bysshe Shelley, immense poète anglais d'après le Petit Robert des Noms Propres, édition 2012 ? Une gravure ancienne du même dictionnaire nous le restitue en col de chemise très ouvert selon la mode romantique de l'époque, avec un visage d'ange sous des cheveux joliment bouclés, des traits efféminés, deux grands yeux rêveurs sous des cils bien dessinés, des lèvres ourlées, un menton mou. Il me rappelle Baby Face Nelson, le braqueur de banque rendu célèbre par le film de Don Siegel."

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... deux boulons qui saillent sous ses cheveux blonds nimbés de la lumière verte du néon de l'hôtel des Voyageurs, au-dessus des tempes. (Ainsi se termine "Un été 22".)

19/05/2012

SUITE MAROCAINE


J'ai beaucoup écrit sur ma ville, Casablanca, et particulièrement sur la période trouble des années d'indépendance, propice à des excès de comportement comme à des bouleversements rapides, des livres qui sont aujourd'hui épuisés.D'un commun accord, les droits d'édition m'ont été restitués et j'ai rassemblé ces textes dans cet ouvrage : Suite Marocaine.

Leur choix a été dicté par une règle, celle des trois unités. Unité de temps, la fin des années cinquante. Unité de lieu, le Maroc. Unité d'action, le polar.

Trois romans (55 de fièvre, Piano Barjo, Angelina B.).

Trois nouvelles (Le chèque, Polaroïd, Une fille, une bouteille).

Trois récits autobiographiques (Le jinome de Casablanca, Une femme d'une étourdissante beauté et Cargos, rafiots, tramps et autres patouillards des mers), réunis en un seul volume.

TOUT LE MONDE, ETC.

img296.jpgLe dernier Tito Topin : "Tout le monde il est beau, tout le monde il est Jean Yanne", évoque sa rencontre et son amitié avec Jean Yanne. Bouquin majuscule au format minuscule (38 pages), que j'ai dégusté entre midi moins le kir et une heure Ricard. Toute la gouaille d'un Sancho sachant penser à son éternel Don Qui-choque. Un don du fiel ! (Bob Garcia. Facebook. 18.4.12)